samedi 15 octobre 2011

Voodoo God

Starring : Baron Samedi (taeyang Another King)

Voilà donc mon petit nouveau, Baron Samedi. Son personnage vient d'une idée originale de Mlle Butterfly, basée sur la divinité vaudou Baron Samedi. C'était aussi un taeyang Another King, mais elle a finit par le vendre. J'ai alors voulu le réincarner dans ma famille (qui, on le sait, est en grande partie liée à celle de Mlle Butterfly). Il aura une custo et une histoire différentes de celui de Mlle B., mais le caractère reste le même.


___


So here is my newest arrival, Baron Samedi. His character is an original idea of Mlle Butterfly, based on the Voodoo Divinity Baron Samedi. It was a taeyang Another King too, but she sold him. I wanted to get him in my familly (which, as everyone know, is really close to Mlle Butterfly's one). He's going to have a different custom and story from Mlle B.'s one, but he's still the same character.

Amaretto

Starring : Amaretto (taeyang Seiran)

Sound of Love

Starring : Bartholomew (taeyang FC) Amaretto (taeyang Seiran)

Sad Summer Symphony

Starring : Maelström (pullip FC)

Finally... The Perfect Woman

Starring : Indochine (pullip Another Alice) Rose (taeyang Butler)

dimanche 9 octobre 2011

Les Faucheuses / The Grim Reapers

Ceniza (dal FC)

Les Faucheuses


Le Destin est quelque chose de curieux, qui a longtemps intrigué les hommes. De tout temps, ils ont cherchés à le connaitre, à s'informer, à dénouer les fils de l'inconnu. Ainsi, au Moyen Age, fut inventé le Tarot de Marseille. Inventé, vraiment? Pas totalement. Une demoiselle ayant parcouru le monde avait prit connaissance d'étranges entités qui influencaient notre vie, chacunes ayant une fonction particulière... Elles les appela les Faucheuses, et créa pour elles le Tarot de Marseille.

Elles étaient au nombre de 22 :
I - le BateleurMonje. Il représente le premier pas dans la vie, l'enfance, l'innocence, le temps où il n'y a pas encore de choix à faire, et où le futur est encore à venir. C'était un jeune homme simple et joueur, manquant parfois de lucidité et d'expérience.

II - la PapesseCicero. L'arrivée dans la vie active, les études, les formations, la découverte du monde dans un esprit sage. Jeune femme sure d'elle et féministe, Cicero ne se laisse pas faire par les hommes, et prone l'activité intellectuelle plutôt que le reste.

III - l'Impératrice : Ñoñerìa. L'équilibre entre l'intellect et le physique, elle domine les autres, mais en même temps joue un rôle pacifique. Elle se montre parfaite dans toutes circonstances.

IV - l'Empereur : Corazon. Arcane puissante, il symbolise la réussite dans de nombreux domaines. Autant l'Impératrice créé, autant l'Empereur prend : il ne se trouve pas dans la création. Il est la maitrise absolue de soi, mais paradoxalement, et contrairement à l'Impératrice, il n'est pas ouvert au changement et reste sur ses acquis. C'est un petit garçon entêté et hautain, solitaire et soudoyant tout le monde.

V - le Pape : Salvador. Il symbolise la recherche spirituelle et philosophique qui suit au confort matériel, symbolisé par l'Empereur. Il se complait dans l'enseignement et la transmission de son savoir. Jeune homme timide, son apparence rebute les enfants, que pourtant il adore.

VI - l'Amoureux : Ginebra. L'hésitation, tel est son mot d'ordre, entre la vertu et les plaisirs faciles. Les tentations viennent s'opposer à la sureté du Pape. Personnage gentil et accueillant, il est pourtant très volage, et change souvent d'avis en fonction de ses humeurs. Il vaut mieux ne pas se fier à lui.

VII - le Chariot : Calvero. Les difficultés sont vaincues, et pourtant elle symbolise la violence et les instincts belliqueux de l'homme. Cette demoiselle est une dominatrice, lorsqu'elle veut quelque chose, elle l'obtient. Amante parfaite, elle est d'une beauté redoutable, dans tout les sens du terme.

VIII - la Justice : Ciego. Elle rééquilibre les choses, et est adepte de la vérité, qu'elle ait besoin d'avoir recourt à la violence ou non. Frêle jeune fille en apparence, elle n'hésite pas à faire démonstration de sa force pour que le bien triomphe.

IX - l'Hermite : Veleta. Elle indique la capacité à jouer par soi même. Solitaire, elle garde son savoir pour elle et ne le partage que très peu, allant jusqu'à coder ses découvertes. Petite fille introvertie, c'est pourtant un véritable génie qui joue les autistes pour qu'on la laisse tranquille.

X - la Roue de la Fortune : Asilo. Tout évolue et rien ne rese en place, arcane dynamique qui inclu un changement certain. Jeune homme étrange et confiant, il ne s'adresse aux autres que par énigme.

XI - la Force : Cerveza. Elle symbolise le courage, la force morale et la maitrise des pulsions animales. Ainsi c'est une petite fille d'ordinaire douce, mais qui de temps en temps semble échapper à son self-control.

XII - le Pendu : Deseo. Il signifie un choix, mais aussi le malheur. Initiation passive, le corps est mit de côté pour laisser place à l'esprit, l'âme est liberée de la matière. Jeune homme désinteressé, il est celui parmis les Faucheuses qui s'interesse le moins aux choses de son monde, et se tourne plutôt vers l'occulte.

XIII - la Mort : Ceniza. Description inutile... C'est la surprise de la mort. Petite fille étrange et ne parlant pas, son apparence lui joue souvent des tours.

XIV - Tempérance : Hollìn. Communication du savoir et de la connaissance. Demoiselle s'entendant bien avec la Papesse, elle est sure d'elle et tout en retenue.

XV - le Diable : Hueso. Il symbolise les excès; l'ambition au niveau matériel, le sexe au niveau du coeur. Il n'est ni bon, ni mauvais, et symbolise la réussite et la perfection sur tout les plans, mais indique cependant une tendance à la sexualité, l'adultère et l'addiction. Jeune homme pervert et vicieux, il n'est guère apprécié.

XVI - la Maison Dieu : Aceite. Elle renferme l'orgueil de la richesse, la corruption, l'impérialisme, et pour finir, la chute. C'est une jeune fille orgueilleuse et cupide, qui passe son temps à essuyer des déceptions.

XVII - l'Etoile : Berrinche. Il guide vers un avenir meilleur, qui met pourtant en garde contre les illusions. Ce n'est pas un aboutissement, mais un passage. Jeune homme méprisant envers les autres Faucheuses, il fait pourtant de son mieux pour aider les humains.

XVIII - la Lune : Martirio. Source de mystère et de fascination, ce petit garçon a une attitude très maternelle, paradoxale avec son caractère hautain et reservé. C'est un être intelligent, et de ce fait, quelque peu méprisant.

XIX - le Soleil : Clara. Contrairement à son frère jumeau la Lune, il est plutôt frivole et insouciant. Pourtant, il est aimé de tous, et son caractère jovial apporte la bonne humeur.

XX - le Jugement : Trullo. Symbole du Jugement Dernier, il représente la renaissance, la transformation, le renouveau, pour celui qui sait écouter sa voix intérieure, la voix de la raison. C'est un jeune garçon très bavard, ayant toujours un bon conseil à donner à son voisin, qui fait de lui un personne plutôt ininteressant et évité.

XXI - le Monde : Capilla. Liée à l'action, mais aussi à la finalité, au but, au tout. Richesse personnelle, mais aussi besoin de s'ouvrir à l'environnement. Processus intérieur mais aussi matériel. Malgré son apparence antipatique, elle est pourtant une personne très sociable, malgré une tendance légèrement paranoïaque.

XXII - le Mât : Zarza. Force irrationnelle qui pousse vers l'inconnu, c'est un jeune homme ardi, mais pourtant dépourvu d'intelligence qui, loin de suivre son cerveau, fait plutôt confiance à son instinct.

Les Chimères / The Chimeras

Jadis (pullip Chloi) - Averse (taeyang Scarecrow)


Les chimères

Nous les avons oubliés, ces Dieux, à qui nous devons tout pourtant. Ils régissent le monde, le règle et l'habitent. A la fois partout et nulle part, nous les avons reniés, c'est l'orgueil de l'homme.
Et elles, ces chimères, nous laissent dans notre ignorance, car elles savent bien qui compte.
Elles sont cinq, chacune sait ce que l'autre ignore. Il y a Effiloche, pour qui la flore n'a pas de secret. Sa soeur Fauve reigne sur le monde animal. Quant à Averse, les intempéries de la nature sont à ses ordres. Et puis, il y a Jadis, maitresse du temps qui passe, elle tient entre ses mains nos existences comme celle de l'univers. Enfin, il ne faut surtout pas oublier Vanité, sans qui tout nos vices humains ne seraient pas, et auquel cas, nous ne serions que de vulgaires animaux sans âme.


_____________


The Chimeras


We forgot them, these Gods, to whom we owe quite nevertheless. They govern the world, rule it and live in it. At once everywhere and nowhere, we denied them, it is the pride of the man.

And they, these Chimeras, leave us in our ignorance, because they know well who counts.
They are five, each knows what the other one ignores. He has Effiloche (Fray) there, for whom the flora has no secret. Her sister Fauve reigne on the animal kingdom. As for Averse (Shower), the bad weather of the nature is for its orders. And then, there is Jadis (Formely), mistress of the time which passes, she holds between the hands our existences as that of the universe. Finally, you should not especially forget Vanité (Vanity), without whom quite our human vices would not be, and in which case, we would only be of vulgar animals without soul.

mardi 4 octobre 2011

Prologue - l'Enfer, c'est les autres

th_32
Huit-Clos - Jean Paul Sartre

Prologue - l'Enfer, c'est les autres.


Cet endroit demeurera inconnu de vous, de n’importe qui. Personne ne s’y rend de son plein grès, personne ne connait son existence, même ceux qui l’habitent. Cet endroit ne se trouve nulle part, mais partout à la fois. Il n’a pas de nom, hormis celui qu’on lui donne, et que personne ne connait. Il est vide, et plein d’un quelque chose qu’on ne ressent pas.
Ce sont les sentiments qui le nourrissent. Des gens à la vie trop courte le peuplent. Mélancolie, désespoir. Il y fait gris, gris, « noir clair dans tout l’univers ». Mais personne ne s’en rend compte, tous pleurent, et rient, et ne font rien d’autre que ne pas vivre.
Au milieu de cet endroit, une place plus grise encore que les autres. Une scène de bois, ou de métal, ou de rien. Un grand cadre l’entoure, quelque chose y est écrit, mais personne ne le lit, personne ne le peut, et personne ne le voudrait de toute façon, tout est vain. Quand le soir tombe, s’il est possible d’appeler l’eternel recommencement de cette vie qui n’existe pas ainsi, des personnages se meuvent sur cette scène, montrant leur vie passée qui n’intéresse personne, qui ne les intéresse plus eux même. Ils rient, pleurent, crient, sautent de joie, dans une parfait pantomime de leur « autre moi ». Pas de conscience, rien. Juste ce jeu éternel qui recommence chaque soir, et qui recommencera, pour les siècles à venir, s’il est possible de compter les siècles.
Ce théâtre n’a pas de nom. Il déambule dans la brume du gris de cet endroit. Parfaites petites poupées d’un marionnettiste malsain, cruel, les destinant à un avenir sans lendemain. Ils sont tous morts, et leur vie fut inachevée. Chacun avant un but, une fin, mais aucun d’entre eux n’arriva à ce stade. Alors, ils sont à l’endroit, à jouer les envers, dans l’enfer de cet endroit.

_______

Prologue - the Hell, it is the others.

This place will remain unknown of you, whoever. Nobody goes to it of his free will, nobody knows it existence, even those who live in it. This place is nowhere, but everywhere at once. It has no name, except the one that we give it, and that nobody knows. It is empty, and full of a something that we do not feel.
It is the feelings which feed it. People in the too short life populate it. Melancholy, despair. It makes for it grey, grey, " clear black in all the universe ". But nobody realizes it, all cry, and laugh, and are nothing else only not living.
In the middle of this place, a greyer place still than the others. A wooden stage, or of metal, or nothing. A big frame surrounds it, something is written there, but nobody reads it, nobody can, and nobody would want anyway, everything is vain. When the evening falls, if it is possible to call the eternel resumption of this life which does not exist, characters move on this stage, showing their past life which interests nobody, which does not interest them any more they even. They laugh, cry, shout, jump for joy, in one completed pantomime of their " other I ". No consciousness, nothing. Just this eternal play which begins again every evening, and which will begin again, for centuries to come, if it is possible to count centuries.
This theater has no name. It roams in the mist of the grey of this place. Perfect small dolls of an unhealthy, cruel puppeteer, intending them for a future without future. They all died, and their life was unfinished. Each before a purpose, the end, but nobody of them did not arrive at this stage. Then, they are in the place, to play to, in the hell of this place.